
Tout savoir sur le métier de courtier immobilier
23 septembre, 2026
Ce texte est une transcription d’une entrevue de Marc et Valérie Lacasse, courtiers immobiliers chez RE/MAX, au Canal Argent par François Gagnon sur le métier de courtier immobilier.
Animateur : Bienvenue à Questions d’argent. Aujourd’hui, on parle d’immobilier. Le courtage immobilier regroupe plus de 15 000 personnes au Québec. Les courtiers travaillent souvent seuls, mais on voit aussi plusieurs couples ou membres d’une même famille former des équipes, surtout dans la région de Montréal, mais aussi ailleurs.
Ce matin, on reçoit Marc Lacasse et sa fille Valérie. Marc, bonjour. Valérie, bonjour. Marc est d’ailleurs un habitué de l’émission.
Marc, avez-vous amené votre fille à suivre vos traces ? Et ensuite, Valérie vous pourrez nous dire pourquoi vous avez décidé de vous lancer dans la même voie que votre père
Marc Lacasse : Je peux d’abord vous dire moi, ce qui m’a amené en immobilier : j’étais d’abord consultant en marketing, j’avais ma propre agence, puis RE/MAX m’a approché en 1993. Douze ans plus tard, on m’a offert de me joindre à la haute direction de RE/MAX. Finalement, en 2008, je me suis inscrit au cours de courtier et j’ai commencé officiellement le courtage.
Mais Valérie, elle, c’est une autre histoire.
Valérie Lacasse : À l’école, on avait une journée carrière et j’ai demandé à mon père de venir présenter le métier de courtier immobilier. À l’époque, il était dans la haute direction chez RE/MAX. C’est là que j’ai eu la piqûre. Ensuite, j’ai travaillé comme adjointe administrative dans un bureau RE/MAX. Puis en 2008, en même temps que mon père, j’ai suivi le cours tout en poursuivant mes études à McGill.
Animateur : Et vous étudiez dans quel domaine ?
Valérie Lacasse : En marketing et entrepreneuriat.
Animateur : Donc, complémentaire à votre travail aujourd’hui.
Valérie Lacasse : Oui, c’était complémentaire.
Animateur : Est-ce que l’influence de votre père a été déterminante dans ce choix ?
Valérie Lacasse : J’ai baigné là-dedans depuis toujours. On a beaucoup d’amis de la famille dans l’immobilier. Mon père y est depuis longtemps, et ma mère aussi. Donc, j’ai grandi dans ce milieu.
Animateur : Quel est le parcours pour devenir courtier immobilier aujourd’hui ? On parle bien de « courtier », plus d’« agent » ?
Marc Lacasse : Oui, maintenant c’est « courtier ». Le terme « agent » a été retiré avec la nouvelle loi sur le courtage.
Animateur : Si on parle de la formation, votre fille était tout d’abord en marketing, un domaine qui est assez connexe.
Marc Lacasse : Oui, c’est une excellente formation connexe. Mon épouse Sophie et moi, on s’est d’ailleurs rencontrés à l’université, dans un baccalauréat en marketing.
Animateur : Donc, le même parcours que votre fille !
Marc Lacasse : Effectivement ! Si on revient à votre question, la première étape pour devenir courtier immobilier, c’est le cours obligatoire pour obtenir le permis. On a eu la chance de le suivre tous les trois ensemble, en virtuel. Ça nous permettait de garder nos emplois à temps plein et d’étudier le soir. Après, il y a l’examen final à passer.
Animateur : Faire ça en famille, est-ce un défi ?
Valérie Lacasse : Oui ! Moi j’étais déjà aux études, donc c’était plus facile, mais voir mes parents se replonger dans les travaux et les examens, c’était spécial. Il y avait aussi des petits défis : qui aurait les meilleures notes, par exemple.
Marc Lacasse : Oui, une saine compétition : meilleure note, meilleure moyenne, meilleur score à l’examen !
Animateur : Votre père avait quand même déjà de l’expérience et un pied dans le milieu.
Valérie Lacasse : Oui, mais j’étais adjointe administrative, donc je connaissais les formulaires, les procédures. Ça m’a beaucoup aidé.
Animateur : Quelqu’un qui nous écoute aujourd’hui et qui souhaiterait devenir courtier immobilier, quel serait le profil idéal ?
Marc Lacasse : Je vais répondre pour moi, car le profil de Valérie est un peu différent. La moyenne d’âge dans la profession est de 49 ans. On attend souvent que les enfants soient autonomes pour devenir courtier, ce qui a été le cas de ma conjointe et moi. C’est un métier qui exige beaucoup de disponibilité. Il faut être rigoureux et accepter de remettre nos projets personnels à plus tard. Parfois, on annule un souper d’amis ou de famille parce qu’un client est disponible pour signer une promesse d’achat. Il faut une grande discipline et surtout de la disponibilité.
Animateur : Et il faut rappeler qu’un courtier est travailleur autonome.
Valérie Lacasse : Exact. Ça a des avantages et des inconvénients. Étant jeune, on prend plus facilement des risques. Oui, l’horaire est flexible, mais on doit toujours être disponible. Même si nos amis ou notre famille veulent faire quelque chose le week-end, bien nous, on travaille souvent à ces moments-là.
Animateur : Oui, comme disait ton père, faut être là quand le client est disponible. Et quand il faut mettre une maison en marché, signer un contrat, c’est souvent en soirée. Parlons un peu de la proportion hommes/femmes dans le métier. Avant, c’était un métier très masculin. Est-ce que ça a changé ?
Marc Lacasse : C’est presque équilibré maintenant. Il y a environ 58 % d’hommes. Donc oui, ça attire de plus en plus de femmes.
Animateur : Et pour choisir une agence, comment ça se passe ?
Marc Lacasse : D’abord, il faut se faire un budget prévisionnel sur 3 ans. Se demander : « Quels sont mes objectifs de revenus ? » Ensuite, on évalue le modèle d’affaires des différentes agences pour voir ce qui convient le mieux.
Valérie Lacasse : Et il faut aussi choisir son territoire. Moi, j’ai de la famille sur la Rive-Nord, mais j’ai décidé de travailler à Montréal. J’aimais les secteurs comme le centre-ville, le Plateau, Outremont. C’est important d’aimer et de bien connaître le secteur dans lequel on travaille.
Animateur : Est-ce que c’est plus difficile à Montréal qu’à Laval, par exemple ?
Valérie Lacasse : Pas plus difficile, mais différent. Chaque quartier à Montréal a ses particularités. Le Plateau, c’est une clientèle différente, des maisons anciennes. Au centre-ville, ce sont des condos neufs. Il faut bien connaître les secteurs, les profils de clients, et l’historique des quartiers. Alors que sur la Rive-Nord ou la Rive-Sud, les maisons sont souvent de style et d’âge plus similaires.
Animateur : Marc Lacasse, Valérie Lacasse, merci beaucoup ! C’était un plaisir de vous recevoir.
L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)


