
Où trouver les chalets les plus abordables au Québec ?
24 août, 2026
Ce texte est une transcription d’une chronique immobilière de 2012 diffusée au Canal Argent à l’émission Questions d’argent, dans laquelle Marc Lacasse commente les tendances du marché des chalets et les maisons de campagne au Québec.
Animateur : Une étude de RE/MAX démontre que c’est au Québec qu’on trouve certains des chalets et des maisons de campagne les moins chers au pays.
André, malgré toutes les turbulences économiques des deux dernières années, on dit que le marché demeure quand même vigoureux.
André : Absolument. Ça peut paraître un peu étonnant de constater à quel point le marché a retrouvé sa robustesse rapidement, en seulement un an. Dans cette étude de RE/MAX, on note une hausse des ventes de propriétés au cours des trois premiers mois de l’année dans 79 % des grandes régions récréatives du Canada. Les prix de départ des chalets et des maisons de campagne sont également en progression. On parle d’une augmentation de 43 % en seulement un an.
Si l’on regarde du côté du Québec, on observe également beaucoup d’activité dans les deux grandes régions de villégiature que sont les Laurentides et l’Estrie. D’ailleurs, les écarts de prix y sont importants.
Par exemple, dans les Laurentides, sur le bord de l’eau, notamment aux lacs Labelle, des Trois-Montagnes et Nominingue, il est possible de trouver des résidences secondaires de trois chambres à coucher, aménagées pour l’hiver et situées sur un terrain riverain de superficie standard, à partir de 175 000 $.
En Estrie, pour une propriété comparable située sur les rives des lacs Memphrémagog, Massawippi ou Lovering, il faut plutôt prévoir un budget d’environ 450 000 $.
Cet écart important a des répercussions sur l’abordabilité, particulièrement en Estrie, où il devient de plus en plus difficile d’envisager l’achat d’une propriété.
Selon RE/MAX, la demande est alimentée par les baby-boomers ainsi que par les jeunes professionnels. Que ce soit dans l’une ou l’autre de ces régions, la récession de l’année précédente semble avoir eu peu de répercussions sur le marché local. Les propriétés offertes à leur juste valeur se vendent rapidement.
Pour terminer, et peut-être vous mettre l’eau à la bouche, la propriété affichant le prix le plus élevé sur le marché est actuellement à 7,9 millions de dollars. À l’autre extrême, la meilleure aubaine se trouve en Estrie, dans les Cantons-de-l’Est, où une propriété est offerte à 57 000 $. Il faut toutefois être un peu bricoleur à ce prix-là.
Animateur : J’ai bien l’impression que ce n’est pas ce qu’on appelle un chalet quatre saisons! Merci beaucoup André.
On revient maintenant sur cette question avec Marc Lacasse, vice-président marketing chez RE/MAX Québec. Bonjour, monsieur Lacasse.
Marc Lacasse : Bonjour.
Animateur : André vient de nous illustrer des écarts de prix considérables, mais ce qu’on retient surtout, c’est qu’au Québec, les chalets et les maisons de campagne comparables demeurent moins chers qu’ailleurs au pays.
Marc Lacasse : Tout à fait. La province de Québec demeure la province canadienne où les occasions sont les plus intéressantes sur le plan immobilier. Cela dit, ce marché suit les mêmes tendances que le reste du marché.
Animateur : Pourquoi est-ce encore beaucoup moins cher ici, même si les prix ont tout de même augmenté ?
Marc Lacasse : Je pense qu’il faut regarder l’ensemble des facteurs économiques qui attirent les investisseurs. Comme je vous le mentionnais, ce marché suit les tendances observées dans les grands centres urbains.
Animateur : Quand on parle de certaines régions comme les lacs Labelle, des Trois-Montagnes, Nominingue ou le lac Simon, où l’on peut trouver des propriétés à partir de 175 000 $, on parle bien de propriétés en bord de l’eau ?
Marc Lacasse : Oui, tout à fait.
Animateur : Quel type de propriété peut-on trouver à ce prix ?
Marc Lacasse : Généralement, il s’agit de propriétés bénéficiant d’un grand terrain, ce qui est évidemment très recherché lorsqu’on parle d’un bord de l’eau. Par contre, l’acheteur qui vise cette catégorie de prix doit accepter de s’éloigner des grands centres de villégiature comme Saint-Sauveur, Tremblant ou le lac Memphrémagog.
Animateur : Donc l’éloignement entraîne une baisse de valeur ? Parce que plus on se rapproche des grands axes routiers et des centres recherchés, plus la valeur augmente.
Marc Lacasse : Absolument. Dans les grands marchés comme Tremblant, ou encore dans les secteurs situés à environ une heure de Montréal, il est beaucoup plus rare de trouver des aubaines aussi intéressantes.
Animateur : Que voyez-vous pour la suite ? On demeure encore un peu hésitants quant à la reprise économique. Est-ce que le marché des résidences secondaires va continuer de progresser ?
Marc Lacasse : Oui, c’est un marché qui progresse depuis plusieurs années. On parlait des baby-boomers, mais il y a également la génération qui les suit, les 35 à 55 ans, qui commence à préparer sa retraite. Ces gens n’achètent pas nécessairement une propriété pour y vivre immédiatement à temps plein. Ils la rénovent progressivement, puis, une fois leur résidence de Montréal vendue, ils s’y installent.
C’est donc une tendance qui est présente depuis quelques années déjà et qui continue de se manifester, particulièrement dans les propriétés de premier prix.
Animateur : Les investisseurs sont principalement des Québécois maintenant ? Les Américains ont quitté le marché ?
Marc Lacasse : Oui, ils sont partis. Ils représentaient pourtant un groupe très important au cours des dernières années. Non seulement ils n’achètent plus, ou presque plus, mais plusieurs ont vendu ou ont actuellement leur propriété en vente.
Animateur : Est-ce qu’il y a eu des ventes de liquidation ? On pense notamment aux milliers de condos de Tremblant.
Marc Lacasse : Effectivement. C’est probablement la région où l’on a observé le plus grand nombre d’aubaines liées aux propriétaires américains. Certains acceptent de réduire leur prix de vente parce qu’ils peuvent compenser grâce au taux de change, selon le moment où ils ont acheté. Leur perte réelle est donc parfois moins importante.
Animateur : Et qui a acheté ces unités de copropriété ?
Marc Lacasse : Principalement des Québécois.
Animateur : Pour les louer ou pour les habiter ?
Marc Lacasse : Les deux. Le marché de l’investissement demeure très important. Plusieurs personnes qui ont observé les fluctuations boursières des derniers mois se tournent aujourd’hui vers l’immobilier comme investissement.
Animateur : Est-ce que certains ont réussi à faire de très bonnes affaires ? Y avait-il des rabais importants ?
Marc Lacasse : Pas nécessairement. Les aubaines disparaissent rapidement. Dès qu’une propriété est perçue comme une aubaine, elle trouve généralement preneur dans la semaine qui suit. Il y a des acheteurs qui surveillent constamment le marché et qui connaissent très bien les valeurs. Dès qu’ils voient une propriété affichée sous sa valeur marchande, ils passent à l’action.
Animateur : Il reste que de nombreux baby-boomers prendront leur retraite au cours des prochaines années. Est-ce que cette pression démographique risque de faire grimper les prix de façon importante ?
Marc Lacasse : Il y a tout de même une limite. La progression des prix est généralement plus forte dans les emplacements les plus recherchés, mais les tendances demeurent semblables à celles observées dans les grands centres urbains. On parle de hausses graduelles. Les prix continuent de progresser, mais à un rythme relativement lent.
Animateur : Merci beaucoup, monsieur Lacasse.
Marc Lacasse : C’est un plaisir. Au revoir.
L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)
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