Marché immobilier : perspectives de Marc Lacasse

19 août, 2026

Ce texte est la transcription d’une entrevue diffusée au Canal Argent en 2012 avec Marc Lacasse, courtier immobilier RE/MAX. Il y analyse l’état du marché immobilier au Québec et présente ses prévisions pour 2012. 

Animateur : Selon RE/MAX, la plupart des marchés de l’habitation au Canada retrouveront des conditions équilibrées en 2012, alors que les prix des propriétés résidentielles devraient quand même continuer de fracasser de nouveaux records. À Montréal, cette augmentation devrait atteindre environ 5 %.

On va voir les détails de cette étude avec Marc Lacasse, vice-président Communication et Technologie chez RE/MAX.

Bonjour, monsieur Lacasse.

Marc Lacasse : Bonjour.

Animateur : Bienvenue. 

Tout d’abord, vous avez dressé le bilan de 2011. On va regarder comment ça s’est passé. Encore des augmentations substantielles dans plusieurs marchés du Québec.

Marc Lacasse : En effet. On parle d’une augmentation de la valeur des propriétés de 4 à 5 % dans nos deux grands marchés, Montréal et Québec.

Animateur : Est-ce qu’on peut penser que ce sont des augmentations saines? À 4 ou 5 %, ce n’est pas trop élevé?

Marc Lacasse : Ce n’est pas trop élevé. Vous savez, le marché n’est pas linéaire, notre croissance n’est pas linéaire.

J’utilise souvent une analogie. Si on se comparait à un véhicule sur une autoroute avec une limite de vitesse de 100 kilomètres à l’heure, eh bien, on dépasse encore la limite. On roule à 104, 105.

Animateur : Donc, il y a les ventes toutefois qui nous permettent de penser qu’avec ce qu’on a connu en 2011, on arrive à un certain équilibre.

Marc Lacasse : Oui. Au niveau du nombre de transactions, c’est assez stable, par exemple dans la région de Québec. On parle à peu près du même nombre de transactions.

À Montréal, peut-être une petite baisse de 2 à 3 % sur le nombre, mais ce sont des choses qu’on a déjà vues. Quand on regarde les cinq dernières années, on peut dire que c’est assez stable.

Animateur : Donc, malgré une stabilité des ventes, les prix continuent d’augmenter un petit peu, plus que l’inflation quand même.

Marc Lacasse : Exact.

Animateur : Si on regarde maintenant 2012, dans votre boule de cristal, pour Montréal et Québec, ça ressemble à quoi?

Marc Lacasse : Encore une fois, en 2012, on prévoit une légère augmentation au niveau de la valeur des propriétés. Au niveau du nombre de transactions, par rapport à cette année, on prévoit une légère diminution.

Animateur : Donc, au niveau des prix, on pense à des augmentations similaires à 2011?

Marc Lacasse : Non, un petit peu moins. On parle d’environ 2 %.

Animateur : Donc 2 %, c’est ce à quoi on s’attend l’an prochain.

Marc Lacasse : Oui.

Animateur : Et les ventes demeureraient à peu près au même niveau, dans une certaine stabilité, n’est-ce pas ?

Marc Lacasse : Tout à fait. Surtout si on regarde cela sur une plus longue période, parce que souvent on compare avec l’année précédente. Mais si on regarde les cinq dernières années, on parle de grosses années. En 2007 et 2008, on ne roulait pas à 105 sur l’autoroute, on roulait à 120, 130, 140.

Quand on regarde la situation sur une plus longue période, on voit vraiment une certaine stabilité.

Animateur : Au début de 2011, plusieurs pensaient que le marché immobilier se dirigeait vers une bulle. Est-ce que ces craintes sont dissipées selon vous ?

Marc Lacasse : On est très, très loin d’une bulle, surtout dans le marché du Québec.

Quand on regarde les facteurs qui influencent notre industrie, les taux d’intérêt jouent un rôle primordial. C’est probablement la première chose qu’on regarde. Vous annonciez un peu plus tôt que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1 %. Ce sont de bonnes nouvelles et, selon l’ensemble des gens qui font des prévisions dans ce domaine, on ne prévoit pas de changement pour les 6 à 12 prochains mois.

Ensuite, il y a le niveau de l’emploi, qui est aussi très stable et très bon. Finalement, il y a la confiance des consommateurs. Là aussi, on a vu certaines fluctuations en 2011, mais nous sommes sur une pente montante. Le petit creux que nous avons connu est derrière nous; il était durant l’été. La confiance est en hausse. On le voit dans notre marché, on le voit dans nos prévisions, et c’est pourquoi nous prévoyons un marché légèrement à la hausse.

Animateur : Dans la région métropolitaine, on parle beaucoup du marché du condominium, qui est en hausse et très populaire. Quels sont les types d’habitations qui seront les plus prisés l’an prochain ?

Marc Lacasse : Effectivement, c’est un bon point que vous soulevez. En 2011, le marché de la copropriété est probablement celui qui nous a permis d’atteindre les résultats que nous aurons à la fin de l’année. Surtout dans les six derniers mois, il y a eu une croissance au niveau des ventes de copropriétés.

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques années, on parlait d’une offre plus importante, voire d’une surconstruction. C’est maintenant chose du passé. Le marché est stimulé principalement par les premiers acheteurs. Les premiers acheteurs se tournent beaucoup vers la copropriété, ce qui crée un effet domino. Ils achètent une copropriété, pas nécessairement neuve, mais déjà habitée. Le vendeur doit ensuite se reloger, et ainsi de suite.

Animateur : Généralement dans quelque chose d’un peu plus grand.

Marc Lacasse : Exactement. La copropriété a joué un très grand rôle en 2011 dans l’atteinte de nos résultats.

Animateur : Parce que c’est une question d’accessibilité. C’est plus abordable pour les gens qui souhaitent entrer dans le marché.

Marc Lacasse : Tout à fait. Il y a aussi un autre segment de la copropriété qu’il ne faut pas négliger : celui des bébés-boomers. On parle ici du marché haut de gamme, des condos de 600 000 $ à 700 000 $. Ce qu’on observe actuellement, c’est que plusieurs personnes sont prêtes pour une préretraite, mais pas nécessairement pour aller vivre dans une résidence pour retraités. Elles sont encore jeunes.

Je peux vous donner mon exemple personnel. Je n’ai pas encore 50 ans et mes enfants sont au début de la vingtaine. Je pense déjà qu’au moment où ils quitteront la maison, dans quelques années, celle-ci deviendra trop grande. Je n’aurai plus envie d’entretenir une piscine, un terrain ou tout ce qui vient avec. Je n’irai donc pas en résidence. Je penserai plutôt à une copropriété afin d’améliorer ma qualité de vie, de regagner du temps de qualité et peut-être même d’investir dans une deuxième propriété, comme une résidence secondaire.

Animateur : Absolument. Et il y a de gros projets de condominiums de luxe pour une clientèle plus aisée qui se construisent dans la grande région de Montréal.

Marc Lacasse : Oui, mais lorsqu’on parle de construction, on ne voit plus le même phénomène que dans les dernières années. À une certaine époque, tout le monde observait le vieillissement de la population et disait qu’il faudrait construire davantage de condominiums parce que les gens allaient s’y diriger.

Il ne faut toutefois pas oublier qu’il existe d’autres marchés, notamment celui des propriétés multigénérationnelles ou des duplex. Les bébés-boomers qui sont très à l’aise financièrement vont souvent aider leurs enfants et proposer l’achat d’une propriété multigénérationnelle ensemble. Ils vont l’habiter, ce qui donne souvent lieu à une propriété très luxueuse partagée entre plusieurs générations.

Il existe donc aujourd’hui de nouvelles options pour ces acheteurs, autres que la résidence ou le condominium.

Animateur : On verra donc si ce portrait se réalisera en 2012. On sait qu’il est toujours un peu hasardeux de faire ce type de prévisions, mais il faut parfois se mouiller.

Merci beaucoup, Marc Lacasse, vice-président Communication et Technologie chez RE/MAX Québec.

Marc Lacasse : Au revoir.

L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)