
Le phénomène du 1er juillet
23 avril, 2025
Ce texte est une transcription d’une entrevue donnée par Marc Lacasse, courtier immobilier chez REMAX 2000, , au Canal Argent, sur le phénomène du 1er juillet au Québec.
Animateur : Le 1er juillet reste une date clé pour les déménagements au Québec. Par contre, pour ceux et celles qui souhaitent acheter une nouvelle propriété, ou vendre la leur pour en acquérir une autre, c’est maintenant qu’il faut commencer les démarches. J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui 2 courtiers immobiliers de chez RE/MAX : Marc Lacasse, qui est un chroniqueur immobilier régulier au Canal Argent, ainsi que madame Bégin.
Monsieur Lacasse, pourquoi cette institution du 1er juillet a-t-elle été instaurée au Québec ? On est la seule province qui fait ça, n’est-ce pas ?
Marc Lacasse : Non seulement nous sommes la seule province, mais c’est même un phénomène unique au monde. Cela fait maintenant un peu plus de 35 ans que cette pratique s’est implantée au Québec. Avant 1975, la date de fin des baux était imposée par le gouvernement, et c’était le 1er mai. Les locataires n’avaient aucune flexibilité à ce sujet. En 1975, l’Assemblée nationale a modifié le code civil, créé la Régie du logement et offert aux propriétaires la possibilité de choisir la date de fin du bail. Les propriétaires ont alors décidé que 1975 serait une année de transition, et que les baux pourraient se terminer le 30 juin.
Par la suite, les gens ont découvert les avantages d’avoir une date de déménagement au 1er juillet. Par exemple, cela leur permettait d’éviter de déplacer leurs enfants en plein milieu ou à la fin de l’année scolaire. De plus, déménager en été, lorsque la température est plus agréable, était un atout. C’est ainsi que ce phénomène a pris racine et perdure encore aujourd’hui.
Animateur : Comme mentionné plus tôt, le 1er juillet semble lointain pour l’instant, puisqu’il fait encore froid, mais pour ceux qui souhaitent faire l’acquisition de maison, c’est peut-être le temps de commencer à y penser.
Madame Bégin : Vous avez tout à fait raison. D’ailleurs, nous observons beaucoup de premiers acheteurs en début d’année. Selon un sondage réalisé par RE/MAX, environ 30 % des premiers acheteurs se manifestent durant les premiers mois de l’année, notamment en raison de ce que Marc a mentionné plus tôt. En effet, les locataires reçoivent souvent des avis de leur propriétaire ou prennent eux-mêmes la décision, pendant les Fêtes, d’acheter une propriété. C’est donc une période où un grand nombre de propriétés sont mises en vente, ce qui en fait un excellent moment pour acheter et profiter d’un bon inventaire.
Animateur : Les statistiques vont toutes dans le même sens, le secteur de l’immobilier ralentit. Par contre, il y a eu un coup de pouce de la banque du Canada cette semaine, qui disait repousser encore les hausses de taux d’intérêt. Est-ce que cette nouvelle aide à rassurer les premiers acheteurs qui étaient moins intéressés à acheter ?
Madame Bégin : Oui, ça faisait quelques mois qu’on voyait moins de premiers acheteurs. Ils étaient craintifs au niveau de toutes les nouvelles conditions, mais ils sont de retour. C’est important d’ailleurs d’aller voir son courtier, s’asseoir avec lui, et discuter le plus rapidement possible.
Animateur : Le fait qu’on ait resserré les conditions de crédit hypothécaire, ça avait fait peur à bien des gens, particulièrement aux premiers acheteurs. De plus, le prix des maisons a augmenté, peut-être qu’on n’a pas la mise de fonds nécessaire, on est obligé de baisser nos critères. Est-ce que c’est un phénomène auquel vous assistez aussi ?
Madame Bégin : Oui. Quand on va dans les grands centres, les prix ont augmenté, mais il y a encore beaucoup de choix. Vous savez, actuellement, il y a plus de 80 000 propriétés à vendre sur le réseau. Ce nombre va également augmenter dans les prochains mois. Il y a toujours moyen de trouver une propriété selon son budget. C’est pour cette raison que c’est important de rencontrer son courtier, et de voir ce qu’on peut se permettre comme nouvel acheteur ou même acheteur d’expérience. Alors, c’est vraiment le moment de regarder.
Animateur : De nos jours, il y a plusieurs outils pour avoir une idée de ce qu’on peut se permettre. Même avant de venir vous voir, on peut déjà savoir plus ou moins quelle est notre capacité d’emprunt. Entre les simulateurs en ligne, ceux des banques, et tout ce qu’on peut trouver sur internet, les gens peuvent se renseigner.
Marc Lacasse : Tout à fait. Idéalement, on préfère travailler dès le départ avec des acheteurs préqualifiés au niveau hypothécaire. On les invite à consulter leur institution financière pour vérifier leur capacité d’emprunt. Parfois, les gens ont de grands rêves en tête, mais l’idée, c’est de ne pas leur faire perdre de temps à visiter des maisons à 350 000 $ s’ils doivent plutôt viser autour de 300 000 $. Aujourd’hui, les acheteurs arrivent mieux informés, souvent déjà préqualifiés. De notre côté, on les accompagne aussi pour clarifier leurs besoins. Quand les gens arrivent bien préparés, on visite des propriétés, mais comme ils ont déjà fait leurs recherches de leur côté, les transactions se concluent souvent plus rapidement.
Animateur : Quel est le temps de recherche exact pour un futur acheteur ?
Madame Bégin : Tout d’abord, la première rencontre est importante pour bien cerner les besoins de l’acheteur. Lorsqu’un courtier comprend vraiment les besoins du client, on entre dans une sorte d’entonnoir : le secteur est ciblé, les critères sont clairs, et la recherche devient beaucoup plus précise. Si ce travail est bien fait dès le départ, le processus peut être beaucoup plus rapide qu’on l’imagine.
Animateur : Je vais vous poser une question. Le fait qu’il y ait beaucoup de téléréalités sur l’achat et la vente de maison, est-ce que ça vous aide ou ça vous nuit ?
Madame Bégin : Je dirais que non, au contraire, ça ne nuit pas. Un client qui cherche un courtier immobilier a déjà une certaine idée de ce à quoi s’attendre, grâce à ce qu’il a vu dans les émissions. Si jamais le courtier rencontré ne correspond pas à ses attentes, ça lui permet quand même de mieux savoir ce qu’il recherche et de trouver quelqu’un avec qui il se sentira plus à l’aise de travailler.
Animateur : Oui, c’est une relation de confiance avec votre client. Bon, on parlait de ceux qui souhaitent acheter, mais il y a également ceux qui veulent vendre. Est-ce qu’il y a une période exacte pour mettre en vente sa propriété ?
Madame Bégin : Je dirais que la grosse période pour vendre, c’est vraiment de la mi-février jusqu’au mois de mai. C’est là qu’on voit le plus d’activités, surtout autour des longues fins de semaine. Par contre, pour être prêt à ce moment-là, il faut commencer à s’y prendre d’avance. Une bonne mise en marché, ça ne se fait pas en 24 heures. Il faut prévoir le temps pour l’évaluation, les photos professionnelles, la création de l’inscription, etc. Donc, si on veut être prêt dès février, il ne faut pas attendre. Il faut s’y mettre le plus tôt possible pour que la propriété soit bien présentée et visible pour les acheteurs qui, pour certains, commencent déjà à chercher.
Animateur : Quel est le temps de vente moyen actuellement ? Est-ce que le temps de vente a allongé puisque les premiers acheteurs étaient moins présents dans les derniers mois ?
Madame Bégin : C’est une bonne question. Si la propriété a été bien évaluée dès le départ, que le courtier a fait un bon travail et que le vendeur est réellement motivé à vendre, alors les choses se passent bien. Si le prix est juste, basé sur les comparables du marché, et que la maison est bien mise en valeur, le délai de vente reste raisonnable. Ça peut varier selon les secteurs, mais en général, on parle d’un délai entre 30 et 120 jours dans les grandes régions.
Animateur : C’est raisonnable. Merci beaucoup Madame Bégin, merci beaucoup Marc Lacasse.
L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)
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