
Le marché des propriétés de luxe en forte croissance à Montréal
24 août, 2026
Ce texte est une transcription d’une entrevue diffusée en 2012. Marc Lacasse, désormais courtier immobilier de l’Équipe Marc et Sophie chez RE/MAX, partage la forte croissance du marché des maisons de luxe à Montréal et au Québec à l’émission Questions d’argent, au Canal Argent.
Animateur : Les ventes de maisons de luxe et de grand luxe, soit les propriétés de plus de 1,5 million de dollars, ont quadruplé au premier trimestre sur l’île de Montréal. Une tendance à la hausse que l’on observe d’ailleurs partout au Canada.
C’est ce qu’on apprend dans un nouveau rapport publié par RE/MAX.
Pour comprendre ce que cela signifie concrètement sur le marché, nous recevons Marc Lacasse, vice-président au marketing chez RE/MAX.
Bonjour, monsieur Lacasse.
Marc Lacasse : Bonjour, monsieur Pottier.
Animateur : Qu’est-ce qui explique cette folie pour les maisons de luxe ?
Marc Lacasse : La situation économique s’améliore depuis le petit creux que nous avons connu à la fin de 2008 et au début de 2009 dans l’immobilier. Nous avons connu quelques mois un peu plus au ralenti. Par ailleurs, l’immobilier est devenu un investissement très intéressant pour les gens qui ont perdu un peu confiance dans la Bourse.
Autant les gens se sont tournés vers l’immobilier comme placement, autant ils se tournent aujourd’hui vers l’immobilier pour leur résidence personnelle.
Animateur : On parle ici d’un marché bien particulier. Quand on parle de maisons de luxe ou de grand luxe au Québec, on parle de propriétés de 1,5 million de dollars et plus ?
Marc Lacasse : Tout à fait. 1,5 million de dollars et plus.
Animateur : Y en a-t-il beaucoup ?
Marc Lacasse : C’est naturellement un marché assez restreint. Si l’on prend le premier trimestre comme exemple, on parle d’une dizaine de transactions. C’est donc un marché qui reste relativement limité.
Animateur : Est-ce pour la région de Montréal ou pour l’ensemble du Québec ?
Marc Lacasse : Pour la région de Montréal.
Animateur : Des maisons de 1,5 million de dollars ailleurs au Québec, il y en a tout de même quelques-unes.
Marc Lacasse : Oui. D’ailleurs, une des propriétés vendues récemment dans la région de Montréal s’est transigée à 5,5 millions de dollars. C’est la plus chère que nous ayons vendue récemment dans la région.
Animateur : Par rapport aux autres grandes villes canadiennes, a-t-on observé le même emballement depuis la sortie de la récession ? Il faut dire que si l’on compare avec les chiffres de l’an dernier, on peut comprendre une hausse puisque nous étions alors au plus creux du ralentissement.
Marc Lacasse : Tout à fait, vous avez raison. D’ailleurs, notre étude ne compare pas nécessairement les résultats au même trimestre de l’an dernier, puisque le marché accusait alors un recul. Les chiffres records que nous annonçons aujourd’hui sont plutôt comparés à ceux des cinq dernières années.
Pour Montréal, cela représente une hausse de 300 % au premier trimestre dans ce segment du marché.
Animateur : 300 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années ?
Marc Lacasse : Exactement. C’est très encourageant pour la région de Montréal et pour ce créneau en particulier.
Animateur : Dans ce marché-là, est-ce que la hausse des taux d’intérêt et des taux hypothécaires a un impact ? Ou est-ce que cela a peu d’effet parce qu’il s’agit de propriétés achetées par des gens très fortunés qui paient comptant ?
Marc Lacasse : Vous avez en partie la réponse. C’est effectivement un marché un peu moins sensible aux taux hypothécaires.
Ce sont des gens qui empruntent moins. Comme nous le mentionnions plus tôt, il y a aussi beaucoup d’investisseurs dans ce segment. Ainsi, les augmentations de taux d’intérêt que nous anticipons d’ici la fin de l’année devraient avoir peu d’influence.
Animateur : Il y a quand même des gens qui prennent des hypothèques sur des maisons de 2, 3, 4 ou même 5 millions de dollars.
Marc Lacasse : Bien sûr. Ils ne paient pas tous comptant.
Cependant, dans le marché de la revente, on constate que ces propriétaires sont généralement moins pressés de vendre. Ils ont les moyens d’attendre le prix qu’ils souhaitent obtenir.
Animateur : Ça prend effectivement de très bons revenus. Qui achète ces maisons ? Est-ce qu’on en vend davantage à des acheteurs étrangers ? Y a-t-il beaucoup de gens qui investissent au Canada en achetant ce type de propriété ?
Marc Lacasse : On pourrait le croire. Avec la force du dollar canadien, la stabilité politique et la réputation mondiale de notre système bancaire, plusieurs facteurs attirent les investisseurs étrangers. C’est effectivement le cas, mais surtout dans l’Ouest canadien.
À Montréal, aussi étonnant que cela puisse paraître, les acheteurs étrangers représentent seulement environ 5 % des transactions dans ce créneau. Ce sont donc majoritairement des Québécois qui investissent dans les propriétés de l’île.
Animateur : Donc des acheteurs locaux. Peut-on dire la même chose d’un secteur comme Tremblant, où l’on retrouve plusieurs propriétés de quelques millions de dollars ?
Marc Lacasse : Dans le marché de Tremblant, c’est un peu différent. On y retrouve plusieurs investisseurs provenant notamment des États-Unis. Toutefois, ceux-ci ont eu tendance à se départir de leurs propriétés au cours des trois dernières années.
Animateur : Dernière question. Que prévoyez-vous pour ce segment du marché? Est-ce que la croissance va se poursuivre ou est-ce qu’on assistera à un ralentissement ?
Marc Lacasse : La croissance se poursuit, mais à un rythme beaucoup plus modéré. Elle suit l’évolution générale du marché. Nos prévisions demeurent néanmoins très positives.
Animateur : Le marché devrait tout de même se calmer un peu ?
Marc Lacasse : Oui. Cela demeure toutefois un marché davantage favorable aux vendeurs qu’aux acheteurs. Dans certains créneaux, nous avons même de la difficulté à trouver suffisamment d’inventaire.
Animateur : Toujours dans le marché de la maison de luxe ?
Marc Lacasse : C’est un peu moins marqué dans le marché du luxe. Naturellement, il y a toujours moins d’acheteurs dans ce segment.
Cela dit, selon la tendance observée depuis le premier trimestre, le marché devrait continuer de progresser.
Animateur : Merci beaucoup, Marc Lacasse, vice-président chez RE/MAX.
Merci, au revoir.
Marc Lacasse : C’est un plaisir.
L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)
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