Maison de fumeurs : y a-t-il une conséquence sur la valeur de la propriété ?

10 septembre, 2026

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Ce texte est une transcription d’une entrevue donnée par Marc Lacasse, courtier immobilier chez RE/MAX , au Canal Argent, avec André Gagné, sur la valeur des propriétés vendues par des fumeurs.

Animateur : Fumer dans sa propre maison peut réduire la valeur de la propriété jusqu’à 19 %. C’est ce que révèle un sondage mené pour la compagnie pharmaceutique Pfizer Canada. Selon des données de l’Association canadienne de l’immeuble, le prix moyen d’une maison au Québec, en mars, s’élevait à 272 500 $. Si on tient compte d’une baisse de valeur de 19 %, le prix moyen pourrait alors chuter à environ 221 000 $. Les traces que laisse la fumée dans une maison, sur les plafonds, les murs, les tapis, rendent la propriété moins attrayante pour un acheteur. La grande majorité des professionnels de l’immobilier s’entendent pour dire qu’il est plus difficile de vendre une maison dans laquelle les propriétaires ont fumé.

Pour mieux comprendre, nous sommes en compagnie de Marc Lacasse, courtier immobilier chez RE/MAX Québec. Bonjour Monsieur Lacasse.

Marc Lacasse : Oui, bonjour.

Animateur : On parle d’un sondage qui évoque une baisse de 10 à 19 % de la valeur d’une propriété. Est-ce que ça vous semble réaliste ?

Marc Lacasse : C’est un peu difficile de commenter précisément le phénomène de baisse de prix. C’est un peu marginal de penser qu’il y aurait automatiquement une baisse de prix, mais je vous confirme que les odeurs, lorsqu’on entre dans une maison, c’est très préoccupant. La cigarette est une des odeurs les plus marquantes, mais il y en a d’autres qui dérangent aussi nos acheteurs.

Animateur : Vous en parlez avec les personnes que vous accompagnez ? Par exemple, s’il y a eu des fumeurs dans la résidence, est-ce que vous les préparez à ça ?

Marc Lacasse : On ne peut pas le savoir à l’avance. Ce n’est pas inscrit dans nos fiches descriptives. On entre dans la maison, on la visite, et c’est là qu’on perçoit les odeurs. Donc, on ne peut pas prévenir nos clients à l’avance. Par contre, ça arrive qu’on visite une maison occupée par de grands fumeurs, et si elle a été mal entretenue, il peut arriver que nos vêtements sentent la cigarette en ressortant. Dans ces cas-là, il n’est pas rare qu’un acheteur nous dise : « En passant, je ne veux plus visiter de maison de fumeurs, ça ne m’intéresse pas. »

Animateur : Est-ce que c’est la majorité des visiteurs qui sont réticents à entrer dans ce type de maison ?

Marc Lacasse : Je visite des maisons tous les jours, et depuis le début de l’année, ça ne m’est arrivé qu’une seule fois. Ce n’est donc pas le seul facteur. Ça dépend de la maison. Il faut avoir un coup de cœur au départ. Il y a aussi des moyens de nettoyer complètement une maison qui a une odeur. Les grands fumeurs, aujourd’hui, sont de plus en plus sensibles à ça. On visite souvent des maisons de fumeurs qui ne sentent pratiquement rien, parce que les gens vont fumer dehors, ou dans le garage, par exemple, et ils entretiennent mieux leur maison. Vider les cendriers régulièrement, avoir un échangeur d’air, aérer souvent la maison, faire brûler des chandelles parfumées. Il existe plusieurs trucs pour éliminer les odeurs.

Animateur : Et si on veut passer à un grand nettoyage complet, on peut penser à combien de dollars ?

Marc Lacasse : Je ne saurais dire précisément. Il faudrait demander à des spécialistes. Mais oui, on peut nettoyer, repeindre, et on élimine alors une bonne partie de l’odeur.

Animateur : Dans le cas d’un plex, est-ce que c’est plus compliqué ? Parce qu’il y a souvent des locataires, donc on ne peut pas tout contrôler.

Marc Lacasse : Vous avez raison. Le propriétaire d’un plex qui habite le rez-de-chaussée, et dont le locataire du haut fume, en subit souvent les conséquences. Si le locataire n’a pas bien entretenu le logement, le futur propriétaire devra vivre avec cette situation.

Animateur : Est-ce que les propriétaires peuvent tenter de choisir des locataires non-fumeurs ?

Marc Lacasse : C’est une très bonne question. Je ne peux pas répondre pour eux, mais c’est sûr que quelqu’un qui a eu un locataire grand fumeur et qui souhaite relouer à un non fumeur vivra un peu la même chose que nous avec un acheteur. Il faut envisager un nettoyage en profondeur. Et oui, il arrive aussi que des locataires soient plus négligents dans l’entretien, parce que ce n’est pas leur maison.

Animateur : Merci beaucoup pour toutes ces précisions, Marc Lacasse, courtier immobilier chez RE/MAX Québec.

Marc Lacasse : Merci, au revoir.

L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)

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