
L'immobilier : un investissement rentable
14 août, 2026
Ce texte est la transcription d’une entrevue donnée par Marc Lacasse, courtier immobilier chez RE/MAX, au Canal Argent en 2012. L’entrevue porte sur les résultats des 10 années précédentes en immobilier, démontrant que l’investissement a été fructueux.
Animatrice : Il y a une étude de RE/MAX qui conclut que, depuis 10 ans, le marché immobilier résidentiel est un excellent placement. On en parle justement avec Marc Lacasse, vice-président marketing de RE/MAX Québec.
Bonjour Monsieur Lacasse.
Marc Lacasse : Bonjour.
Animatrice : Nous sommes très optimistes pour les 10 prochaines années, mais j’aimerais d’abord qu’on fasse un bilan des 10 dernières années. Qu’est-ce qui a fait que le Québec, et on a vu les chiffres, s’est vraiment démarqué par rapport à la moyenne nationale ?
Marc Lacasse : Oui, le Québec a une performance supérieure au reste du Canada. En fait, on est la 2ᵉ meilleure province en termes de performance immobilière. Je pense que ça s’explique par le fait qu’on attire beaucoup d’immigrants, notamment grâce à un marché immobilier très intéressant au niveau du prix d’entrée. Vous avez expliqué un peu plus tôt l’ensemble des facteurs économiques qui font en sorte qu’au Québec, on a une économie assez stable. On a bien traversé la dernière récession et la confiance des Québécois est au rendez-vous.
Animatrice : Vous dites que c’est l’une des meilleures périodes de l’histoire canadienne dans le marché immobilier. Est-ce qu’on avait déjà vu une période de 10 ans avec des rendements aussi importants en moyenne par année ?
Marc Lacasse : Non, c’est la première fois. Si vous aviez, par exemple, une propriété durant les années 1990, pensez simplement à sa plus-value entre 2000 et 2010, comparativement à la période de 1990 à 2000. Ce qu’on a voulu faire, c’est conscientiser les Québécois : l’immobilier reste un investissement extrêmement stable et rentable.
Vous savez, il y a un chiffre magique qu’on entend depuis longtemps : 7 %. Peu importe l’année, l’immobilier augmente de 7 %. Je pense qu’on vient de démontrer qu’au Canada, le chiffre est à 7 %, mais qu’au Québec, on est au-delà de ce fameux 7 %. Et dans les dernières années, peu importe la récession, si vous aviez des économies placées en immobilier, faites la comparaison. Je pense que vous sortez gagnant.
Animatrice : Justement, ce sont des données passées. Ayant dépassé ce chiffre historique de 7 % en moyenne par année, ce n’est pas un peu utopique de penser qu’on va connaître encore 10 autres aussi bonnes années dans l’immobilier ?
Marc Lacasse : En fait, beaucoup de facteurs démographiques ont changé, ce qui influence le nombre de transactions immobilières. On n’est plus à l’époque de nos parents, où l’un des deux conjoints travaillait et l’autre restait à la maison. Maintenant, ce sont des familles à deux revenus. Il y a aussi un attachement moins important qu’avant à la propriété. Nos parents achetaient une maison pour la vie. Aujourd’hui, les gens déménagent plus régulièrement.
Animatrice : Ce qui alimente le marché
Marc Lacasse : Absolument.
Animatrice : Et est-ce pour ça que vous anticipez que, dans les 10 prochaines années, il y aura toujours une offre relativement limitée?
Marc Lacasse : Entre autres.
Animatrice : Et qu’en est-il des taux d’intérêt ? Inévitablement, ils vont grimper, puisqu’on a bénéficié de cette baisse dans les années 2000.
Marc Lacasse : Vous savez, il y a toujours une rumeur d’augmentation des taux, et ce que ça provoque, c’est une stimulation à court terme du marché. La Banque du Canada annonce qu’il ne devrait pas y avoir de changement avant le 2ᵉ trimestre. Mais ce matin, 2 banques annonçaient une hausse de 25 points. Ce que ça va faire à court terme, c’est stimuler le marché. Personne ne prévoit une hausse assez importante pour affecter le marché. Tout le monde s’entend pour dire que les taux d’intérêt sont plus bas que la moyenne. Avec les dernières mesures annoncées par le ministre des Finances, on vient solidifier l’endettement général des Canadiens. On accueille ça positivement, pour ne pas vivre ce que nos voisins américains ont vécu.
Animatrice : Donc, pour vous, toute cette inquiétude autour de l’endettement élevé du Canadien moyen, ça ne diminue pas vos perspectives de croissance ? Vous ne pensez pas que, tôt ou tard, avec les hausses de taux d’intérêt, le marché deviendra moins accessible et que ça pourrait faire baisser les prix ?
Marc Lacasse : Il reste qu’avec les mesures actuelles on peut encore acheter une propriété avec seulement 5 % de mise de fonds. Même si les conditions ont été un peu resserrées, je pense qu’on a tiré des leçons du marché américain. On s’est dit qu’on était peut-être allés un peu trop loin, alors on veut un marché plus équilibré. On a déjà un système bancaire très performant. Gardons ça en tête.
Animatrice : C’est de moins en moins accessible pour les premiers acheteurs. Difficile de réunir la mise de fonds quand la valeur moyenne est de 300 000 $, par exemple.
Marc Lacasse : Mais il y a des façons d’y arriver. Par exemple, le régime d’accession à la propriété ou l’utilisation des REER comme mise de fonds. Nos courtiers expliquent à leurs clients comment aller chercher cette mise de fonds initiale. Et n’oubliez pas que, pour les premiers acheteurs, on peut encore trouver une propriété autour de 200 000 $ en banlieue. Donc la propriété reste accessible.
Animatrice : En terminant, parlons de l’effet de la démographie. Le vieillissement de la population au Québec, à partir de quand cela aura-t-il un impact sur le marché immobilier ?
Marc Lacasse : Il y en a déjà dans certains segments, comme les résidences secondaires, les maisons de campagne. On observe déjà beaucoup d’activités de ce côté. Les gens se préparent, achètent, conservent leur propriété en ville, puis la revendent éventuellement. Quand ils commenceront à vendre leurs propriétés à Montréal ou dans la grande région métropolitaine, dans 10 à 15 ans, on pourra alors évaluer l’impact que cela aura sur les acheteurs. Est-ce qu’on passera dans un marché moins vendeur, un peu plus acheteur ? C’est à suivre.
Animatrice : Mais clairement, dans vos scénarios, vous ne voyez pas de baisse de prix importante, comme certains le prédisent, des baisses de 15 %, voire 25 % dans certains cas ?
Marc Lacasse : Écoutez, dans nos prévisions, non. L’Association canadienne de l’immeuble prévoit cette année une hausse moyenne de 0.3 % au Canada. De notre côté, au Québec, on prévoit entre 3 et 5 % d’augmentation de la valeur en 2011.
Animatrice : Monsieur Lacasse, merci beaucoup.
Marc Lacasse : C’est un plaisir.
L’équipe Marc et Sophie (Marc Lacasse et Sophie Gérin-Lajoie) est spécialisée dans les transactions immobilières résidentielles à Laval (Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Laval-sur-le-Lac, Fabreville, Chomedey, Auteuil, Vimont, Duvernay, Laval-des-Rapides, etc.), sur la Rive-Nord de Montréal (Rosemère, Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Saint-Eustache, etc.) et dans les Basses-Laurentides (Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Morin-Heights, Piedmont, etc.). Marc et Sophie travaillent aussi en collaboration avec plusieurs courtiers immobiliers, dont l’équipe Lacasse-Shapcott (Valérie Lacasse et Kyle Shapcott) à Montréal, et plusieurs partenaires d’affaires, dont L’Avenue créative (Frédéric Lacasse), pour la production de contenu (photo, vidéo, texte et publications) dans leurs médias sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, YouTube, etc.)